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Faux certificats médicaux dans les conflits parentaux :
risques, sanctions et recours en 2026

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Dans les situations de séparation conflictuelle, certains parents utilisent de faux certificats médicaux pour empêcher l'autre parent d'exercer son droit de visite, accuser à tort de violences ou justifier des décisions unilatérales concernant les enfants. Cette pratique constitue un délit pénal sévèrement puni par la loi. Cet article détaille les types de fraudes, les sanctions encourues et les recours disponibles pour les pères victimes de ces manipulations.

Points essentiels à retenir

  • Faux et usage de faux : jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende (article 441-1 du Code pénal)
  • Pour le médecin complice : jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 € d'amende, plus radiation possible de l'Ordre
  • Certificat de complaisance : le médecin ne doit pas s'immiscer dans les affaires de famille (article 51 du code de déontologie)
  • Porter plainte est possible : auprès du procureur de la République et/ou de l'Ordre des médecins
  • Impact sur la procédure familiale : le JAF peut sanctionner l'auteur d'obstacle à l'autorité parentale (jusqu'à 10 000 € d'amende civile)
  • Vos droits parentaux sont protégés : un certificat ne peut pas vous priver de votre droit de visite sans décision de justice

Victime d'un faux certificat médical dans un conflit parental ?
L'association Papa est le Loup accompagne les pères dans leurs démarches et les oriente vers des professionnels compétents.

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Qu'est-ce qu'un faux certificat médical ?

Un faux certificat médical est un document qui altère frauduleusement la vérité concernant l'état de santé d'une personne. Il peut s'agir d'un document entièrement fabriqué, d'un certificat authentique modifié, ou d'un certificat de complaisance délivré par un médecin sur la base de fausses déclarations ou sans examen réel du patient.

Définitions juridiques

Faux en écriture
Toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice, dans un écrit ayant pour objet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques (article 441-1 du Code pénal)
Usage de faux
Utilisation d'un document falsifié dans le but de bénéficier des avantages que l'original aurait accordé. Puni des mêmes peines que le faux lui-même.
Certificat de complaisance
Certificat médical délivré par un praticien sans examen réel du patient, ou attestant de faits non constatés médicalement. Interdit par l'article 28 du code de déontologie médicale.
Article 51 du code de déontologie
« Le médecin ne doit pas s'immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients. »

Les types de faux certificats utilisés dans les conflits parentaux

Dans le cadre des séparations conflictuelles, plusieurs types de faux certificats médicaux sont malheureusement utilisés pour nuire à l'autre parent ou obtenir des avantages indus dans la procédure familiale.

Type 1 : Certificat pour empêcher le droit de visite

L'un des parents produit un certificat médical attestant que l'enfant est malade et ne peut pas se rendre chez l'autre parent lors du droit de visite et d'hébergement prévu.

Exemple interdit : « Je soussigné, certifie que l'état de santé de l'enfant X nécessite qu'il soit gardé en surveillance à domicile par sa mère pendant trois jours. »

Ce type de certificat est problématique car le médecin se prononce sur la personne qui doit exercer la garde, ce qui relève exclusivement du juge aux affaires familiales.

Type 2 : Certificat alléguant des violences ou maltraitances

Un parent obtient un certificat médical attestant de violences ou de maltraitances de la part de l'autre parent, sur la base de simples déclarations non vérifiées.

Exemples interdits :
- « Je soussigné, certifie que l'enfant Y m'a déclaré avoir été victime d'attouchements de la part de son père. »
- « Je soussigné, certifie que Madame X présente un état dépressif réactionnel aux violences physiques résultant de son conflit conjugal. »

Le médecin ne peut pas attribuer des troubles à des causes qu'il n'a pas lui-même constatées, ni rapporter des accusations sans les présenter comme de simples déclarations du patient.

Type 3 : Certificat pour justifier des décisions unilatérales

Un parent utilise un certificat médical pour justifier une décision prise sans consulter l'autre parent (déménagement, changement d'école, suivi psychologique, etc.).

Exemple : Certificat attestant qu'un suivi psychologique est « indispensable » pour l'enfant, alors que l'autre parent n'a pas été consulté ni même informé.

Type 4 : Certificat entièrement falsifié

Document créé de toutes pièces avec imitation de la signature et du cachet d'un médecin, ou modification d'un certificat authentique (dates, durées, conclusions).

C'est la forme la plus grave, constituant à la fois un faux en écriture et une usurpation d'identité du médecin.

Les sanctions pénales encourues

Pour l'auteur ou l'utilisateur du faux certificat

Article 441-1 du Code pénal – Faux et usage de faux

Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende

Cette peine s'applique à toute personne qui fabrique, modifie ou utilise un faux certificat médical, qu'elle en soit l'auteur direct ou non.

Article 441-6 du Code pénal – Faux pour obtenir des prestations

Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende

Si le faux certificat est utilisé pour obtenir indûment des prestations sociales (allocations, indemnités journalières, etc.).

Peines complémentaires possibles (article 441-10 du Code pénal)

  • Interdiction des droits civiques, civils et de famille
  • Interdiction d'exercer une fonction publique
  • Interdiction de diriger, administrer ou gérer une entreprise
  • Confiscation des biens ayant servi à commettre l'infraction

Pour le médecin qui délivre un faux certificat

Article 441-8 du Code pénal – Faux commis par un professionnel

Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende

Le médecin qui délivre sciemment un faux certificat médical engage sa responsabilité pénale de manière aggravée.

Sanctions disciplinaires (article L.4124-6 du Code de la santé publique)

L'Ordre des médecins peut prononcer cinq niveaux de sanctions :

  1. Avertissement
  2. Blâme
  3. Interdiction temporaire d'exercer la médecine (3 ans maximum)
  4. Interdiction définitive d'exercer la médecine
  5. Radiation du tableau de l'Ordre des médecins

Sanctions devant le Juge aux Affaires Familiales

Amende civile pour obstacle à l'autorité parentale

Jusqu'à 10 000 € d'amende civile

Le JAF peut condamner un parent qui fait volontairement obstacle à l'exercice de l'autorité parentale de l'autre parent (article 373-2-6 du Code civil). L'utilisation de faux certificats pour empêcher le droit de visite entre dans ce cadre.

Conséquences possibles sur la garde

Au-delà des sanctions financières, le JAF peut décider de :

  • Modifier la résidence de l'enfant au profit du parent victime des manœuvres
  • Réduire le droit de visite du parent auteur des faux
  • Ordonner une expertise pour évaluer les capacités parentales
  • Dans les cas graves : retrait partiel de l'autorité parentale

Jurisprudence : des condamnations effectives

Condamnation d'un médecin pour certificats de complaisance (Chambre disciplinaire de l'Ordre)

Un médecin a été sanctionné pour avoir rédigé des certificats médicaux certifiant que des enfants devaient être « gardés par leur mère », alors qu'elle ne pouvait ignorer que les parents séparés entretenaient des relations conflictuelles.

Motif : En se prononçant sur la personne devant exercer la garde, le médecin « s'est immiscée dans les affaires de famille » (violation de l'article 51 du code de déontologie) et a « fait obstacle à l'exercice du droit de visite et d'hébergement reconnu au père ».

Condamnation pour faux en écritures (Cour de Cassation, 16/11/2022)

Dans une affaire d'aliénation parentale, une mère a été condamnée en correctionnel pour faux en écritures après avoir produit de faux certificats médicaux pour se faire passer pour une victime de violences conjugales.

La décision a également pris en compte : ses manœuvres systématiques pour éloigner le père, ses accusations infondées, ses multiples non-présentations d'enfant, et la mise en échec des mesures éducatives.

Rappel déontologique constant de l'Ordre des médecins

L'Ordre des médecins rappelle régulièrement que le médecin :

  • Ne doit jamais se prononcer sur le droit de garde ou de visite des enfants
  • Ne doit pas attribuer des troubles à des causes qu'il n'a pas constatées lui-même
  • Ne doit pas rapporter des accusations comme des faits établis
  • Doit mentionner clairement « selon les déclarations de... » lorsqu'il rapporte des propos

Comment réagir face à un faux certificat médical ?

Les réflexes immédiats

Conseil pour les pères : ne restez pas passif

Face à un certificat médical suspect, agissez rapidement. Plus vous tardez, plus il sera difficile de prouver la fraude. Documentez tout, conservez les preuves, et consultez un avocat spécialisé en droit de la famille.

1

Conserver le certificat original ou une copie

Ne jetez jamais un document suspect. Faites-en plusieurs copies et conservez l'original en lieu sûr. Photographiez-le avec la date visible.

2

Vérifier l'authenticité du certificat

Contactez directement le médecin dont le nom apparaît sur le certificat pour vérifier s'il l'a bien rédigé. Demandez-lui une confirmation écrite de sa réponse.

3

Analyser le contenu du certificat

Identifiez les éléments problématiques : le médecin se prononce-t-il sur la garde ? Attribue-t-il des troubles à des causes non constatées ? Rapporte-t-il des accusations comme des faits ?

4

Consulter un avocat spécialisé

Un avocat en droit de la famille pourra vous conseiller sur les démarches à entreprendre : plainte pénale, signalement à l'Ordre des médecins, saisine du JAF.

5

Rassembler des preuves complémentaires

Témoignages de proches, messages contradictoires de l'autre parent, photos de l'enfant en bonne santé, calendrier des prétendues maladies coïncidant avec les droits de visite...

Les recours disponibles

1. Plainte pénale pour faux et usage de faux

Déposez une plainte auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire compétent (lieu de commission des faits ou domicile de l'auteur).

Pièces à joindre : copie du faux certificat, preuves de la falsification, attestation du médecin confirmant ne pas avoir rédigé le document (si applicable), tout élément démontrant le préjudice subi.

2. Signalement à l'Ordre des médecins

Si le certificat a été délivré par un médecin, adressez une plainte à la Chambre disciplinaire de première instance du Conseil de l'Ordre des médecins de la région où exerce le praticien.

À démontrer : que le médecin a violé l'article 51 (immixtion dans les affaires de famille) et/ou l'article 28 (certificat de complaisance) du code de déontologie médicale.

3. Saisine du Juge aux Affaires Familiales

Demandez au JAF de constater l'obstacle fait à l'exercice de votre autorité parentale et de prononcer les sanctions prévues (amende civile, modification de la garde, etc.).

Formulaire : Cerfa n° 11530 – Demande au juge aux affaires familiales

4. Action en dommages et intérêts

Vous pouvez demander réparation du préjudice subi (moral, matériel) devant le tribunal civil ou en vous constituant partie civile dans le cadre de la procédure pénale.

Modèles de courriers

Modèle 1 : Plainte au procureur de la République

[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Code postal et ville]

Monsieur/Madame le Procureur de la République
Tribunal judiciaire de [ville]
[Adresse du tribunal]

Lettre recommandée avec accusé de réception

[Ville], le [date]

Objet : Plainte pour faux et usage de faux (article 441-1 du Code pénal)

Monsieur/Madame le Procureur,

J'ai l'honneur de porter plainte contre [Nom de la personne], demeurant [adresse], pour les faits suivants constitutifs des délits de faux et usage de faux.

Exposé des faits :
Je suis le père de [prénom de l'enfant], né(e) le [date]. Dans le cadre de notre séparation, un droit de visite et d'hébergement m'a été accordé par jugement du JAF de [tribunal] en date du [date].

Le [date des faits], [Nom de la personne] m'a opposé un certificat médical prétendument établi par le Dr [nom du médecin] pour m'empêcher d'exercer mon droit de visite.

Or, [expliquer pourquoi le certificat est faux : vérification auprès du médecin, incohérences, etc.]

Préjudice subi :
Ces agissements m'ont privé de mon droit de visite et d'hébergement et constituent une atteinte grave à ma relation avec mon enfant.

Pièces jointes :
1. Copie du certificat médical litigieux
2. Copie du jugement fixant le droit de visite
3. [Autres preuves]

Je vous prie de bien vouloir diligenter une enquête et d'engager des poursuites contre l'auteur de ces faits.

Je me tiens à votre disposition pour tout complément d'information.

Je vous prie d'agréer, Monsieur/Madame le Procureur, l'expression de ma haute considération.

[Signature]

Modèle 2 : Signalement à l'Ordre des médecins

[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Code postal et ville]

Conseil Départemental de l'Ordre des Médecins
de [département]
[Adresse]

Lettre recommandée avec accusé de réception

[Ville], le [date]

Objet : Plainte disciplinaire contre le Dr [nom du médecin]

Madame, Monsieur,

J'ai l'honneur de porter à votre connaissance les faits suivants, constitutifs de manquements aux règles déontologiques de la profession médicale.

Exposé des faits :
Le Dr [nom], exerçant à [adresse du cabinet], a délivré le [date] un certificat médical concernant mon enfant [prénom].

Ce certificat :
- [cocher selon le cas] Se prononce sur la personne devant exercer la garde de l'enfant
- [cocher selon le cas] Attribue des troubles à des causes non constatées médicalement
- [cocher selon le cas] Rapporte des accusations comme des faits établis
- [cocher selon le cas] A été établi sans examen réel de l'enfant

Manquements déontologiques invoqués :
- Article 51 du code de déontologie : « Le médecin ne doit pas s'immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille »
- Article 28 du code de déontologie : interdiction des certificats de complaisance
- Article 76 du code de déontologie : le certificat doit être conforme aux constatations médicales

Pièces jointes :
1. Copie du certificat médical litigieux
2. Copie du jugement fixant les modalités de garde
3. [Autres éléments]

Je sollicite l'ouverture d'une procédure disciplinaire à l'encontre de ce praticien.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

Prévention : ce que le médecin doit et ne doit pas faire

Les règles déontologiques applicables

Ce que le médecin peut faire Ce que le médecin ne doit pas faire
Constater l'état de santé actuel de l'enfant Se prononcer sur le droit de garde ou de visite
Décrire les symptômes objectivement constatés Attribuer des troubles à des causes non vérifiées
Préciser « selon les déclarations de... » pour les propos rapportés Rapporter des accusations comme des faits établis
Prescrire un traitement médical adapté Désigner quel parent doit garder l'enfant
Informer les deux parents titulaires de l'autorité parentale Favoriser un parent au détriment de l'autre

Conseil pour les pères : informez le médecin de vos droits

Si vous constatez qu'un médecin délivre des certificats problématiques, vous pouvez lui adresser un courrier lui rappelant que vous êtes titulaire de l'autorité parentale conjointe et que, conformément à l'article 372-2 du Code civil, il ne peut pas présumer l'accord de l'autre parent lorsque vous l'avez expressément informé de votre opposition.

FAQ : questions fréquentes

Un certificat médical peut-il m'empêcher d'exercer mon droit de visite ?

Non. Seule une décision de justice peut modifier ou suspendre votre droit de visite et d'hébergement. Un certificat médical, même authentique, ne peut pas se substituer à une décision du JAF.

Si l'autre parent vous oppose un certificat pour vous empêcher de récupérer votre enfant, il commet potentiellement un délit de non-représentation d'enfant (article 227-5 du Code pénal : jusqu'à 1 an de prison et 15 000 € d'amende).

Comment prouver qu'un certificat médical est faux ?

Plusieurs éléments peuvent démontrer la fausseté d'un certificat :

  • Vérification auprès du médecin : contactez-le directement pour savoir s'il a bien rédigé ce document
  • Incohérences : dates, formulations, cachet, signature qui ne correspondent pas
  • Témoignages : personnes ayant vu l'enfant en bonne santé à la date concernée
  • Répétition suspecte : certificats systématiquement produits lors des droits de visite
  • Expertise : en cas de doute sur l'authenticité, une expertise graphologique peut être demandée
Puis-je porter plainte contre le médecin qui a rédigé le certificat ?

Oui, vous avez deux possibilités :

  1. Plainte pénale : si le médecin a sciemment délivré un faux certificat (article 441-8 du Code pénal)
  2. Plainte disciplinaire : auprès de l'Ordre des médecins pour violation du code de déontologie (articles 28, 51, 76)

Ces deux procédures sont indépendantes et peuvent être menées simultanément.

Quel délai pour porter plainte ?

Le délai de prescription pour le délit de faux et usage de faux est de 6 ans à compter de la commission des faits ou de leur découverte.

Pour la plainte disciplinaire devant l'Ordre des médecins, il n'y a pas de délai de prescription, mais il est recommandé d'agir rapidement pour faciliter l'instruction du dossier.

Le JAF peut-il demander une contre-expertise médicale ?

Oui. Si vous contestez un certificat médical produit par l'autre parent, vous pouvez demander au JAF d'ordonner une expertise médicale indépendante. Le juge désignera un expert inscrit sur la liste du tribunal qui examinera l'enfant de manière impartiale.

Vous pouvez également demander une enquête sociale pour évaluer la situation familiale dans son ensemble.

Que faire si l'autre parent produit régulièrement des certificats pour empêcher mes visites ?

Cette situation constitue un obstacle systématique à l'exercice de l'autorité parentale. Vous devez :

  1. Documenter chaque incident (dates, certificats, SMS, emails)
  2. Saisir le JAF pour faire constater ces manœuvres
  3. Demander l'application de l'amende civile de 10 000 € maximum
  4. Envisager une demande de modification de la résidence de l'enfant
  5. Porter plainte pour non-représentation d'enfant répétée
Un certificat médical peut-il mentionner des accusations de violence ?

Le médecin peut uniquement constater des lésions objectives et les décrire médicalement. Il ne peut pas :

  • Attribuer ces lésions à une personne désignée
  • Rapporter des accusations comme des faits établis
  • Se prononcer sur la culpabilité de qui que ce soit

S'il rapporte des déclarations du patient, il doit impérativement mentionner « selon les déclarations de... » et utiliser le conditionnel.

Ai-je le droit d'obtenir une copie du dossier médical de mon enfant ?

Oui. En tant que titulaire de l'autorité parentale, vous avez le droit d'accéder au dossier médical de votre enfant mineur (article L.1111-7 du Code de la santé publique).

Le médecin ne peut pas vous opposer le secret médical, sauf si l'enfant lui-même (en fonction de sa maturité) s'y est expressément opposé.

Adressez une demande écrite au médecin ou à l'établissement de santé, en joignant une copie de votre pièce d'identité et un justificatif de votre qualité de parent.

Conclusion

L'utilisation de faux certificats médicaux dans les conflits parentaux est une pratique grave et sévèrement sanctionnée par la loi. Elle constitue une atteinte à la fois aux droits de l'autre parent et à l'intérêt de l'enfant, qui se trouve instrumentalisé dans le conflit parental.

Les pères victimes de ces manœuvres disposent de recours efficaces : plainte pénale, signalement à l'Ordre des médecins, saisine du JAF. L'important est d'agir rapidement, de documenter les faits et de se faire accompagner par des professionnels compétents.

Les tribunaux et l'Ordre des médecins sont de plus en plus vigilants face à ces pratiques. La jurisprudence récente montre que les auteurs de faux certificats sont effectivement condamnés, y compris les médecins qui se rendent complices de ces manœuvres.

L'association Papa est le Loup accompagne les pères face aux difficultés liées à la séparation.
Ne restez pas seul. Ensemble, nous pouvons défendre vos droits et ceux de vos enfants.

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Note importante : Les informations présentées dans cet article ont une vocation informative et ne remplacent pas l'avis personnalisé d'un avocat. Chaque situation étant unique, consultez un professionnel du droit pour obtenir des conseils adaptés à votre cas particulier.

Papa est le Loup – Association loi 1901
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